Un petit amour ordinaire
Mon coeur, mais ce n’est qu’un début,
Seulement des préliminaires.
Tempère ton imaginaire !
Toi, si souvent meurtri, fourbu,
Jeté sanglant aux urubus
Tonio,
Tonio est sur le chemin,
Derrière lui, il y a sa maison,
Sa femme en pleure sur le perron,
Son père, fière de voir partir son fils pour la patrie,
Sa mère est restée prés de l’âtre, le visage dans son torchon,
Sachons le partager
On le cherche sans cesse, une vie entière,
Pour qu’il apaise nos pauvres coeurs lacérés.
Et dès qu’on l’a trouvé, on veut l’incarcécer.
Mais c’est peine perdue. Il s’est sauvé hier
Malgré tous nos gris-gris, nos trèfles, nos prières.
Je veux écrire une chanson
Je veux écrire une chanson
Pleine d’amour et d’allégresse,
Dans ce monde qui nous agresse,
Une fraicheur, une caresse,
Comme un rire de nourrisson,
Comment vais-je mourir?
Enfant, je demandais : « Comment je vais mourir ? ».
Dans mes nuits agitées, cette question m’obsède
Encore de temps à autre, je vous le concède.
J’appelle á l’aide ceux qui aiment secourir.
D’opprobre, d’ici peu, certains vont me couvrir,
Page : < PrŽcŽdent 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 Suivant >