Poème sans thème ( ou la panne de l'écrivain)
Dans les premiers vers
De ce futur poème,
J’explore l’univers,
Je cherche un nouveau thème.
Rattrape moi
Dans tes bras je me noie,
Dans ton regard mon amour avec toi je le voie.
Un style bien à soi
S’il fallait commencer par un apprentissage,
Une initiation, un passage obligé,
Comme un joaillier avant un sertissage,
Pour trouver son chemin, le tribut exigé
Pour en finir avec le pauvre remplissage,
La ronde des poètes
Alphonse Allais
S’en est allé
Nous laissant des
Vers faisandés.
Du violon,
Mon premier cadavre exquis
Je rêvais d’un amour, lisse comme un silex,
Qui peuplerait mes nuits avec des pluies d’étoiles
Tombées de la grande ourse en accents circonflexes,
Et qui envahirait mon corps jusqu’à la moelle.
Elle était dans mon lit, toute nue, sans complexe.
Un amour impossible
Une femme, un regard, nos cœurs se sont touchés.
Uni à tous jamais, cousin qui aurais pus y pence.
Le vieux marin
On voyait qu’il avait servi dans la marine,
Ridé et peau tannée, comme un vieux parchemin,
De grands yeux noirs de jais et de grosses narines,
Oreilles en chou-fleur, comme quand les gamins
Jouent aux grimaces en les pliant de leurs mains.
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