Touché en plein coeur
Telle une bille d’encens au feu,
Je m’étais laissé embraser
Par la foudre de tes yeux
Telle une bille d’encens au feu,
Je m’étais laissé embraser
Par la foudre de tes yeux
Hélas ! tu es partie si loin,
M’abandonnant à ses furies ;
Ô oui, tu t’es délivré enfin
De sa savoureuse tyrannie.
Tu sais moi aussi
Je pleure
Toi t’est petit
Mais moi je pleure
Parce que tu grandit
C’est un coin ombragé, dans les calanques blanches,
Oasis de verdure en surplomb sur la mer.
Les cigales, rompant les silences éphémères,
Répondent en écho à l’onde. C’est dimanche.
Nous sommeillons dans le confort
D’une longue vie sans histoires,
Quand arrive, rédhibitoire ,
Une fin brusque pour la clore.
Nous ne sommes que de passage,
Plutôt que de dire « Je t’aime »,
Même ces mots peuvent lasser,
Chaque jour, pour les remplacer,
Je vais lui offrir un poème.