Le dormeur de Sormiou
C’est un coin ombragé, dans les calanques blanches,
Oasis de verdure en surplomb sur la mer.
Les cigales, rompant les silences éphémères,
Répondent en écho à l’onde. C’est dimanche.
C’est un coin ombragé, dans les calanques blanches,
Oasis de verdure en surplomb sur la mer.
Les cigales, rompant les silences éphémères,
Répondent en écho à l’onde. C’est dimanche.
Ses yeux d’acier ne m’ont pas vue
Dans ce juke joint, Mississipi
Il était un peu trop ému
Sur l’air de « cry for me baby »
Six bons milliards de quidams
Faut que je fasse mes calculs
Avant de céder mon âme
Et de compter mes ridules
Vivement qu’il soit là !
Neuf mois et le voilà ,
Le bébé qui vient de naitre.
Tous ceux qui voulaient le connaitre,
je l'ai aimé
je l'ai dètesté
je l'ai rejeté
je lui ai pardonné
je pense à lui
Un jour prochain, je m’en irai,
Pris soudain d’une lassitude
Du monde et ses vicissitudes,
Et d’un désir de solitude.
Quand la vie n’aura plus d’attraits,
Il y aura des jours, des jours et des nuits,
Des jours interminables, des jours d’ennui.
La vie s’écoulera, semaine après semaine,
Toujours aussi fantasque et souvent inhumaine,
Je rêvais d’un amour, lisse comme un silex,
Qui peuplerait mes nuits avec des pluies d’étoiles
Tombées de la grande ourse en accents circonflexes,
Et qui envahirait mon corps jusqu’à la moelle.
Elle était dans mon lit, toute nue, sans complexe.