Une histoire de coeurs
On s’est écrit, pour mon malheur,
Un jour, au courrier du coeur
De la revue « L’amour vainqueur »,
Où, avec quelque duperie,
Elle m’ouvrit tout grand son coeur.
Tonio,
Tonio est sur le chemin,
Derrière lui, il y a sa maison,
Sa femme en pleure sur le perron,
Son père, fière de voir partir son fils pour la patrie,
Sa mère est restée prés de l’âtre, le visage dans son torchon,
Pour vous,
Pour vous, j’ai chanté,
Pour vous, j’ai dansé,
Pour vous, j’ai écrit,
Pour vous, j’ai osé,
J’ai eu peur au début,
Je voudrais tant que mes poèmes
Je voudrais tant que ce poème,
Le prochain et le troisième,
Aient l’effet d’un chant de grillon
Vous protégeant des tourbillons,
Qu’ils s’approchent de vos oreilles
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