Que tu m’achètes en viager
De mois en mois, tu as loyer
Pauvre forçat, je suis vendu
Les chaines aux poings, je suis pendu
Que tu m’achètes à l’occasion
Un peu de toi, dans mes paroles
Je vois ces mots quand ils s’envolent
Tu m’as donné plus que toi
Et moi j’étais, sans foi ni loi
J’ai pris la peau et puis les yeux
Écris donc sur ma plage blanche
Fais-en de grands châteaux de sable
Dans tes pas balance les hanches
Vois la mer raconter des fables
Prends dans tes mains, mon sable fin