où vont-ils
Mais où vont-ils
Ceux qui ne battent plus
Des cils
Mais où vont –ils
Après
Mais où vont-ils
Ceux qui ne battent plus
Des cils
Mais où vont –ils
Après
Il y a la seconde, la minute, l’heure,
Le quart et la demie, la bonne heure, la male heure,
Le jour, la semaine, le week-end et le mois,
Sans arrêt un tic-tac qui nous met en émoi.
Il y a un trimestre, il y a une année,
Quelle est cette anxiété qui parfois m’envahit?
Cette mélancolie, mal-être ou vague a l’âme,
Ce remords sans raison, cette baisse de flamme,
Cette envie de pleurer de quand on est trahi.
Notre ange de cinq mois
Pour l’moment gazouille.
Et sa mère comme moi,
Nous scrutons, bredouilles,
Ses premiers ma, pa,
Le lupanar de Pompéi
Y a des bordels dans l’monde entier
Y en avait un à Pompéi
Mais l’Vésuve un jour a craché,
Avant que tu grandisses, que la vie ne te happe,
J’aimerais tant t’aider à brûler des étapes,
Te transmettre avant de partir, deux, trois leçons,
Que tu découvrirais, tout seul, de toutes façons.
Jour après jour, le temps se fond en métal rare,
Mais, à trop le presser, on distille un curare
Qui, dans le quotidien, en malin, s’insinue,
Produisant des effets jusqu’alors inconnus.
La vie est devenue course contre la montre.