Le ciel
Je lisais le ciel
La vie était minée, fort minée
Comme le drap se laisse figé, fort figé
Pour lire le ciel
Je lisais le ciel
La vie était minée, fort minée
Comme le drap se laisse figé, fort figé
Pour lire le ciel
Quand on ouvre nos vieux albums photos
On a des souvenirs plein la tête
Des douleurs, des sourires, des sanglots
Des visages que l'on regrette
Il y a aussi ces vieilles histoires
Jamais si nue la Rue Marbeuf
Même au but d’Ivan Periši?
Jamais si muet le Pont-Neuf
Un soupir de Yankelevich
J’ai la nostalgie bleue de moments invécus
Maisons créoles en bois, Saint-Antoine, Pointe-à -Pitre
Coquilles de moules, braderie, lillois tohubohu
Gelée blanche de Bergen imprimée sur la vitre
Dès la première prose, je pose une bastos
Pour te faire comprendre que ça peut-être notre dernier sacerdoce
Et que l’Enfer s’impose, en guise de nuit d’noce
De tel sorte, qu’on finira en sac d’os, bien liquéfiés dans des barils de Guigoz pour en
ressortir
Debout, la main posée
Sur le bois blanc du lit,
A l’heure où la rosée
Vient rafraîchir la nuit,