Eloge de la patience
Jour après jour, le temps se fond en métal rare,
Mais, Ã trop le presser, on distille un curare
Qui, dans le quotidien, en malin, s’insinue,
Produisant des effets jusqu’alors inconnus.
La vie est devenue course contre la montre.
Serré dans le doux étau….
Serré dans le doux étau de tes lèvres,
Je m’abandonne. Je sens une grande fièvre
Monter en moi, jusqu’à m’électriser.
Tendu comme un arc, j’attends, inapaisé.
Soyons les gourmets….
Soyons les gourmets de nos sens,
Ne laissons pas à nos corps avides,
D’être gagné par une jouissance
Trop visible, Trop intrépide.
Je veux……
Je veux m’enivrer de ton parfum subtil ,
Humer ta peau, sentir tes seins érectiles,
Aller au devant de tes senteurs exquises.
Tel un fauve flairant sa proie dans la bise.
Infidèle je le suis….
Infidèle je le suis pour toi
Même si trente ans passés avec toi
M’ont apportés quelques fugaces plaisirs
Aujourd’hui je te veux souvenir.
Ta situation t'as anéanti
Toute une vie en morceau
Ruinée par la tristesse,
Emprisioné dans le malheur
Conduit par des larmes de sang.
L'amour a~t~il un sens ?
Cela comence toujours par l'amitié,
Qui grandit de plus en plus.
L'amour né parfois.
D'un regard, d'un geste...
Petit à petit on se perd
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