De la fenêtre de ma chambre
De la fenêtre de ma chambre,
Au nord du Brésil, loin d’ici,
Par un humide et chaud décembre,
Je découvrais la galaxie.
Dans l'eau verte de la piscine
Par la porte en fer entrouverte,
Une bande de chenapans,
Au bel âge des découvertes,
S’introduirent, en rampant,
C'est une petite fille
C’est une petite fille,
Au doux parfum de vanille,
Qui grandit à Macapá,
En Amapà , au Brésil.
Mon premier cadavre exquis
Je rêvais d’un amour, lisse comme un silex,
Qui peuplerait mes nuits avec des pluies d’étoiles
Tombées de la grande ourse en accents circonflexes,
Et qui envahirait mon corps jusqu’à la moelle.
Elle était dans mon lit, toute nue, sans complexe.
L'affiche
J’avais beau écrire « je t’aime »,
Elle prenait peu au sérieux
Ce que je disais en poëme.
Je trouvais cela injurieux.
Afin de briser l’anathème,
Heureusement, tu es venue
J’errais, le long des avenues,
A la dérive, le coeur à nu
D’une rupture survenue.
De ma blessure à bout portant,
Tous disaient, d’un air convenu,
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