Le soir du dimanche 10 mai
Le soir du dimanche dix mai,
Les as-tu vus crier victoire,
Envahir chaussées et trottoirs,
Tous ceux qui se sentaient brimés,
Laissés pour compte ou abimés,
Touché en plein coeur
Telle une bille d’encens au feu,
Je m’étais laissé embraser
Par la foudre de tes yeux
Injustice d'Amour
Hélas ! tu es partie si loin,
M’abandonnant à ses furies ;
Ô oui, tu t’es délivré enfin
De sa savoureuse tyrannie.
Mon chant du cygne
Il parait loin le temps des premiers poèmes.
Je croyais qu’un génie m’avait ensemencé
Tant les rimes coulaient sans vraiment y penser.
La vie, la mort, mon fils, l’enfance, mes “je t’aime”,
J’en restais bien des fois tout décontenancé
Le chien qui n'aime pas l'été
C’est sa troisième famille,
Au chien qui n’aime pas l’été.
Il fallait les voir qui fêtaient
Sa petite queue qui frétille,
Les enfants, le garçon, la fille,
Un style bien à soi
S’il fallait commencer par un apprentissage,
Une initiation, un passage obligé,
Comme un joaillier avant un sertissage,
Pour trouver son chemin, le tribut exigé
Pour en finir avec le pauvre remplissage,
Comment vais-je mourir?
Enfant, je demandais : « Comment je vais mourir ? ».
Dans mes nuits agitées, cette question m’obsède
Encore de temps à autre, je vous le concède.
J’appelle á l’aide ceux qui aiment secourir.
D’opprobre, d’ici peu, certains vont me couvrir,
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