J'aimerais parler du beau temps
J’aimerais parler du beau temps
Et de la pluie, comme bien d’autres,
Ceux qui, devenant les apôtres
Du superficiel, se vautrent
Dans l’éphémère à contretemps,
J’aimerais parler du beau temps
Et de la pluie, comme bien d’autres,
Ceux qui, devenant les apôtres
Du superficiel, se vautrent
Dans l’éphémère à contretemps,
Si j’ai assez de temps, je vous ferai trembler,
A gros frissons, Ã chair de poule, par surprise,
En décrivant la guerre, les obus qui irisent
Dans le bruit et les cris. A l’abri des remblais,
Des poilus mutilés, en sang, qui agonisent
J’ai cherché en vain des écrits
Donnant quelques conseils basiques,
Ce qu’on retient, ce qu’on proscrit,
Pour créer sa propre musique.
Voici ce que je me prescris.
Enfant, je demandais : « Comment je vais mourir ? ».
Dans mes nuits agitées, cette question m’obsède
Encore de temps à autre, je vous le concède.
J’appelle á l’aide ceux qui aiment secourir.
D’opprobre, d’ici peu, certains vont me couvrir,
J’avais beau écrire « je t’aime »,
Elle prenait peu au sérieux
Ce que je disais en poëme.
Je trouvais cela injurieux.
Afin de briser l’anathème,
Ce matin, au réveil, j’étais pris de nausées.
Dans mon demi-sommeil, ma muse ou un esprit,
Me sentant affaibli, lâchement, me surprit,
Envahissant, sans bruit, ma pensée reposée.