Poème sans thème ( ou la panne de l'écrivain)
Dans les premiers vers
De ce futur poème,
J’explore l’univers,
Je cherche un nouveau thème.
Dans les premiers vers
De ce futur poème,
J’explore l’univers,
Je cherche un nouveau thème.
Je n’écris pas pour tout le monde.
C’est un constat officieux.
L’un me juge pernicieux,
Quand ma poésie surabonde
De vers écrits en dix secondes.
Tonio est sur le chemin,
Derrière lui, il y a sa maison,
Sa femme en pleure sur le perron,
Son père, fière de voir partir son fils pour la patrie,
Sa mère est restée prés de l’âtre, le visage dans son torchon,
Par pur hasard, je marchais,
Par pur hasard, je me suis arrêté
Par pur hasard, j’ai sonné,
Par pur hasard, je suis monté,
Par pur hasard, elle m’a fait rentrer,
J’ai vu dans une vitrine un reflet,
Je me suis arrêté,
Je l’ai regardé,
Je l’ai observé,
J’ai imaginé ce qu’était sa vie,
Un jour prochain, je m’en irai,
Pris soudain d’une lassitude
Du monde et ses vicissitudes,
Et d’un désir de solitude.
Quand la vie n’aura plus d’attraits,
Il y aura des jours, des jours et des nuits,
Des jours interminables, des jours d’ennui.
La vie s’écoulera, semaine après semaine,
Toujours aussi fantasque et souvent inhumaine,
Je veux écrire une chanson
Pleine d’amour et d’allégresse,
Dans ce monde qui nous agresse,
Une fraicheur, une caresse,
Comme un rire de nourrisson,
Alphonse Allais
S’en est allé
Nous laissant des
Vers faisandés.
Du violon,
Quelle est cette anxiété qui parfois m’envahit?
Cette mélancolie, mal-être ou vague a l’âme,
Ce remords sans raison, cette baisse de flamme,
Cette envie de pleurer de quand on est trahi.