Disparition humanitaire
Allongé prés du banc, je contemplais l’enfant
Sur sa joue, la peinture maquillait son allure
Affamé par ses maîtres de l’amour et du rang
Allongé prés du banc, je contemplais l’enfant
Sur sa joue, la peinture maquillait son allure
Affamé par ses maîtres de l’amour et du rang
Un jour qui naît est un espoir de plus
Mais pour certains, c’est un espoir qui meure
Le pas lourd de l’adulte régit sa peur
L’enfant le sait il va être battu.
Dans la plus triste des vies
Se croisent les plus cauchemardeux sorts
Chance pourquoi a ma porte tu dévie
Ma tristesse est jugé dernier ressort
La lumière permet d'oublier la nuit
Mais elle ne peut chasser le mauvais temps,
J'ai les yeux remplis de pluie
Mais je continue de faire semblant,
Cœur sensible d’un être sublime
Mon âme va trop longtemps enchaînée
Mon âme demeure toujours affamée
A la table de ce monde infirme