Derrière le masque

De Zouximarak le 21/09/2020 (27 visites depuis 7 jours)



Je parle d’un pays de soleil, où les senteurs emplissent les rues
Le Riff qui dévoile ses merveilles, aux prom’neurs soi-disant perdus

Les grandes places aux couleurs vives, les souks qui renferment des trésors
Se dévoile du haut des coursives, un faux-semblant, juste un décors

Car au-delà à l’horizon, sous la ligne des minarets
La misère emplit les bas-fonds, le pire qu’on peut imaginer

Les rues sont sales c’est désolant, la pauvreté oeuvre en tous sens
Des routes de terre et des mendiants, si proches des touristes en vacances

Un masque d’or camouflant, un visage pestiféré
Le bobo sort en pensant que l’mirage est réalité

Laissez-vous berner par ce charme, négociez vos contrefaçons
Achètes ses bijoux à madame, ce sont les graines, vous les pigeons

Soyez curieux et marchez dont, au-delà des sentiers battus
Ce lieu camouflé bien au fond, de base ne devant pas être vu

Les enfants qui tendent la main, c’qui paye la pilule à leur mère
Qui sera souillée jusqu’au matin, par un Saoudien bien trop fier

Il larguera si ça lui chante, à la pauvre de maigre denier
Qui rentrera toujours tremblante, nourrir sa famille affamée

Une nouvelle ville à découvrir, mais ne te pointe pas trop tard
Les décolletés sont au pas de tir, ils t’attendent aux terrasses des bars

« Maman, je pars pour mes études » , je suis fière de toi ma belle
Elle promet pourtant d’être prude, mais terminera à l’hôtel

Dans les bras que dis-je dans les draps, d’un portefeuille à la gueule d’ange
Bafouillera principes et lois, mais écum’ra les rues en Range

L’éducation dans les campagnes, qui forme des analphabètes
Pour les soumettre comme au bagne, mieux vaut n’pas trop remplir leur tête

L’illettrisme est monnaie courante, mais pourquoi changerions-nous ça
Les moutons ne doivent pas comprendre, il leur faut juste un dieu, un roi

Des dirigeants noircis dans l’âme, souriant face aux caméras
Mais derrière font agir les lames, juste en claquant bien fort des doigts

Une fille flinguée par des chauffards, elle traversait derrière le tram
Mais la balance de la justice, pencha sous le poids des dirhams

Les types qui mendient aux feux rouges, implorant l’aumône symbolique
Les flics débarquent et tout le monde bouge, à chaque visite diplomatique

Un pays gangrené par l’argent, on pourrait même dire malhonnête
Chers Amis ne tombez pas dans, ce piège aux allures de fêtes

Ouvrez les yeux autour de vous, le décor est trop bien monté
Soyez forts et souvenez-vous, de ce texte avant d’embarquer



L'auteur :
Zouximarak
Zouximarak

Passionné d’écriture, fan de Renaud depuis tout gamin, je vous laisse découvrir mon monde !! Bonne lecture.

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