Maman, petit frère
Je ne vous voient plus
Je ne vous sens plus
Maman, toi qui m'a mise au monde
Petit frère, toi que je ne veux perdre pour rien au monde
Maman, toi qui m'a donné ton savoir vivre
Je ne vous voient plus
Je ne vous sens plus
Maman, toi qui m'a mise au monde
Petit frère, toi que je ne veux perdre pour rien au monde
Maman, toi qui m'a donné ton savoir vivre
Six bons milliards de quidams
Faut que je fasse mes calculs
Avant de céder mon âme
Et de compter mes ridules
Une femme, un regard, nos cœurs se sont touchés.
Uni à tous jamais, cousin qui aurais pus y pence.
J’errais, le long des avenues,
A la dérive, le coeur à nu
D’une rupture survenue.
De ma blessure à bout portant,
Tous disaient, d’un air convenu,
Je ne sais pas pourquoi, ce soir, j’ai eu licence
D’exhumer pour partage, mon âme en nostalgie,
Un temps escamoté par un tour de magie,
Mon passé, à l’âge de la désobéissance,
Des questions suspendues, des peurs, des réticences,
pauvre Ché Guevara
toi qui croyais que la terre
abolirait enfin la misère
que tous les hommes étaient égaux
Serré dans le doux étau de tes lèvres,
Je m’abandonne. Je sens une grande fièvre
Monter en moi, jusqu’à m’électriser.
Tendu comme un arc, j’attends, inapaisé.