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La maison est fermée Et j’ai perdu la clé Tout au fond du jardin Se trouvait un chemin C’était la porte ouverte
Pardon, je vous ai réveillés Quand vous étiez bien tranquilles Dans un monde rêvé En maîtres de vos fils Pardon, je vous ai secoués
Si tu reviens dans la maison Où nous avions nos habitudes Comme faire nos leçons Tu trouveras la certitude Que nous étions de vrais géants
Je ne peux rien te dire Tu serais trop heureuse Tu aimerais bien rire De mon âme peureuse Je ne peux rien te dire
Venin fatal Tu m’as touché Tu es le roi en asocial Mais là encore, je suis tombé Venin si doux
Au-delà de ma vie Tu es là mon petit Tu as faim de ta vie Petit bientôt grandi
Je me souviens du trente et un C’était la fin du mois de juin Une fracture de l’espace-temps Où l’on circule en cerf-volant On avait vu quelques grenouilles
J’ai déballé tous mes cadeaux Sous la cravate, un petit mot Tu me disais que tu partais Tout est fini, coup de ballet Tu me disais que tu partais
Tu as pleuré le fils Avec ses attentions Le premier des complices Il était ta passion Tu as pleuré le fils
Dans le parc, il avançait Lentement, l’homme de janvier Pas à pas, il rêvassait Dans les feuilles, du bout des pieds Fatigué, sortie de boite