Le chien qui n'aime pas l'été
C’est sa troisième famille,
Au chien qui n’aime pas l’été.
Il fallait les voir qui fêtaient
Sa petite queue qui frétille,
Les enfants, le garçon, la fille,
C’est sa troisième famille,
Au chien qui n’aime pas l’été.
Il fallait les voir qui fêtaient
Sa petite queue qui frétille,
Les enfants, le garçon, la fille,
Je n’écris pas pour tout le monde.
C’est un constat officieux.
L’un me juge pernicieux,
Quand ma poésie surabonde
De vers écrits en dix secondes.
Dans tes bras je me noie,
Dans ton regard mon amour avec toi je le voie.
Il y aura des jours, des jours et des nuits,
Des jours interminables, des jours d’ennui.
La vie s’écoulera, semaine après semaine,
Toujours aussi fantasque et souvent inhumaine,
On voyait qu’il avait servi dans la marine,
Ridé et peau tannée, comme un vieux parchemin,
De grands yeux noirs de jais et de grosses narines,
Oreilles en chou-fleur, comme quand les gamins
Jouent aux grimaces en les pliant de leurs mains.
Enfant, je demandais : « Comment je vais mourir ? ».
Dans mes nuits agitées, cette question m’obsède
Encore de temps à autre, je vous le concède.
J’appelle á l’aide ceux qui aiment secourir.
D’opprobre, d’ici peu, certains vont me couvrir,
J’ai vu tant de lieux, croisé tant de visages,
Entendu tant de mots, que j’en ai le tournis.
Mais les événements sont comme un balisage
De jalons lumineux que le temps nous fournit.
Je me souviens, je me souviens,...
J’errais, le long des avenues,
A la dérive, le coeur à nu
D’une rupture survenue.
De ma blessure à bout portant,
Tous disaient, d’un air convenu,
Je ne sais pas pourquoi, ce soir, j’ai eu licence
D’exhumer pour partage, mon âme en nostalgie,
Un temps escamoté par un tour de magie,
Mon passé, à l’âge de la désobéissance,
Des questions suspendues, des peurs, des réticences,