Si je devais partir demain
Si je devais partir demain,
Je laisserais sur le chemin
Tous les printemps, tous les automnes,
Tous les orages d’été qui tonnent,
Si je devais partir demain,
Je laisserais sur le chemin
Tous les printemps, tous les automnes,
Tous les orages d’été qui tonnent,
écris-moi quelques mots griffonnés
quelques mots sur du vieux papier
même courts même sans envie
mais des mots pour tenir
quand ils pleurent les poètes
c'est qu'ils ont leur cœur en quête
de tous les mots d'amertume
qu'ils font jaillir de leurs plumes
Serré dans le doux étau de tes lèvres,
Je m’abandonne. Je sens une grande fièvre
Monter en moi, jusqu’à m’électriser.
Tendu comme un arc, j’attends, inapaisé.